Un chandelier isolé raconte une séance ; une figure chartiste raconte plusieurs semaines ou mois de bataille entre acheteurs et vendeurs. Ce sont des formes récurrentes, observées sur tous les marchés du monde depuis que les graphiques boursiers existent — sans être infaillibles, elles restent un outil de lecture surveillé de près par les analystes techniques.
Un double sommet se forme quand un cours teste deux fois un même niveau de résistance sans réussir à le franchir, avec un repli entre les deux tentatives — souvent interprété comme un essoufflement de la tendance haussière. Le double creux est son miroir exact côté baissier : deux tentatives de percer un même support qui échouent, suivies d'un rebond.
Trois sommets successifs, celui du milieu plus haut que les deux autres (qui forment les « épaules »), reliés par une ligne de cou (neckline). Le franchissement de cette ligne de cou vers le bas, après la formation des trois sommets, est traditionnellement lu comme un signal de retournement de tendance — sa version inversée (tête-épaules inversée) fonctionne symétriquement en bas de tendance baissière.
Un gap — déjà présent dans le lexique — est plus fréquent sur un marché au fixing comme la BRVM que sur un marché continu, puisque le cours ne peut évoluer qu'entre deux séances plutôt qu'en permanence. Un gap qui se forme dans le sens de la tendance en cours est souvent lu comme une confirmation de force ; un gap qui apparaît après une tendance déjà longue peut au contraire signaler un essoufflement proche (« gap d'épuisement »).
Deux analystes peuvent tracer différemment la même figure sur le même graphique — c'est une limite reconnue de l'analyse chartiste par formes, à la différence d'un indicateur calculé (RSI, MACD…) qui donne toujours la même valeur pour les mêmes données. C'est justement pour cette raison qu'elle se combine le mieux avec des indicateurs chiffrés plutôt que d'être utilisée seule.