L'analyse technique cherche à lire, dans le comportement passé d'un cours, des indices sur son évolution probable. Trois indicateurs reviennent particulièrement souvent — voici ce qu'ils font, sans détour mathématique inutile.
Une moyenne mobile calcule la moyenne des derniers cours de clôture sur une période donnée (20, 50, 100 séances…) et la fait glisser jour après jour. Elle lisse les mouvements erratiques du quotidien pour laisser apparaître la direction de fond. Une moyenne courte réagit vite mais capte plus de « bruit » ; une moyenne longue réagit lentement mais donne un signal plus fiable sur le fond. Le croisement entre une moyenne courte et une moyenne longue est souvent surveillé comme signal de changement de tendance.
Le RSI (Relative Strength Index) oscille entre 0 et 100 en comparant l'ampleur des hausses et des baisses récentes. Au-dessus de 70, on parle généralement de zone de surachat : le titre a monté vite, une pause ou une consolidation devient plus probable — sans être garantie. En dessous de 30, la logique est inverse : zone de survente. Le RSI ne prédit pas un retournement, il signale une zone où la prudence est de mise.
Le MACD compare deux moyennes mobiles exponentielles de vitesses différentes pour mesurer si l'élan (le momentum) d'une tendance se renforce ou s'affaiblit. Sa « ligne de signal » sert de repère : quand le MACD la croise vers le haut, c'est souvent lu comme un signal d'achat ; vers le bas, comme un signal de vente. Comme tout indicateur, il est plus fiable en confirmation d'un autre constat (une cassure de résistance, par exemple) que pris isolément.
Aucun indicateur technique n'est fiable à 100 % pris seul — c'est justement pour cela qu'on les combine. Un RSI en survente qui coïncide avec un support technique et un MACD qui commence à se retourner constitue un faisceau d'indices bien plus solide qu'un seul signal isolé.