« Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » est sans doute le conseil boursier le plus répété — et l'un des rares qui fasse consensus. Sur une cote comme celle de la BRVM, la diversification demande une méthode un peu différente que sur un grand marché international.
Détenir dix sociétés du même secteur bancaire n'est pas une vraie diversification : un choc réglementaire ou macroéconomique régional les toucherait probablement toutes en même temps. Répartir son portefeuille entre plusieurs secteurs représentés à la BRVM — services financiers, télécommunications, agro-industrie, distribution, industrie — réduit davantage le risque spécifique qu'un simple empilement de lignes dans un même secteur.
Toutes les sociétés cotées n'ont pas le même volume d'échange quotidien. Une valeur peu liquide peut être plus difficile à revendre rapidement au prix souhaité. Un portefeuille diversifié gagne à mélanger des valeurs bien suivies et quelques positions plus étroites, plutôt que de se concentrer uniquement sur les titres les plus confidentiels de la cote.
Certaines sociétés distribuent un dividende généreux et régulier mais progressent peu en cours ; d'autres réinvestissent l'essentiel de leurs bénéfices dans leur croissance et distribuent peu. Mélanger les deux profils permet de ne pas dépendre d'un seul type de performance.
La diversification n'est pas un réglage figé une fois pour toutes : un secteur peut prendre trop de poids après une forte hausse, une société peut se dégrader durablement. Un point une à deux fois par an suffit largement pour la plupart des investisseurs de long terme — inutile de réajuster à chaque variation de cours.